KOREATOWN RUN CLUB – LA

PHOTOGRAPHY – YW

WORDS – YW

 

 

 

Comme on dit mieux vaut tard que jamais. Lors d’une chaude soirée de printemps à Koreatown, Los Angeles, en mai dernier, l’un de nos gars s’est lancé dans une course avec le désormais réputé Koreatown Running Club – KRC
Si les tirages photos de cette nuit ont été perdus pendant quelques mois, nous les avons enfin récupérés ! Nous voici donc avec quelques souvenirs de cette nuit et une intéressante séance de questions-réponses avec le fondateur du crew, Duy Nguyen. It’s all love from Distance to KRC from Paris/Lyon to L.A.

– Comme la plupart de nos lecteurs ne connaissent peut-être pas KRC, pourrais-tu rapidement résumer le tout ? Qui tu es, qu’est-ce que le KRC et que fais-tu en plus d’avoir l’un des crews les plus cools du moment ?

 

Je m’appelle Duy. J’ai fondé le Koreatown Run Club avec mon ami Mike en 2016. Le KRC est un groupe d’amis qui n’a cessé de grandir pour devenir une famille. Tout cela a débuté lorsque nous avons commencé à courir les uns avec les autres. L’ambiance est très décontractée, tout le monde est le bienvenu. On partage tous les aspects cools de la vie d’un groupe, de temps en temps on s’éclate lors de grosses soirées et on court des milliers de kilomètres ensemble.

 

 

– De nombreux crews de running ont fait leur apparition partout en Europe et aux États-Unis. Quelle était votre idée lorsque vous avez lancé le votre ? Que pensiez-vous pouvoir apporter dans l’univers running ?

 

C’était différent quand nous avons commencé, nous n’avions même pas conscience que d’autres crews existaient. Mike et moi n’étions pas coureurs. Je pense que je n’avais jamais couru plus d’un kilomètre autour de mon pâté de maison. Nous voulions rassembler et dynamiser notre communauté de Koreatown et nous sommes tombés dans la course. Au début il y avait un rendez-vous par semaine, à chaque fois nous étions plus nombreux. Aujourd’hui, nous organisons cinq sessions par semaine.

Ce n’est que lorsque des coureurs du monde entier ont commencé à nous suivre sur Instagram que nous nous sommes rendu compte que nous étions un petit poucet dans ce running game, qu’il y avait d’autres équipes qui faisaient cela depuis des lustres. Je pense que le fait de démarrer avec un œil totalement extérieur nous a aidé à faire les choses un peu différemment. Nous n’avions pas de modèle, nous avons juste fait les choses à notre façon.

– Comment es-tu tombé amoureux de la course à pied ? La plupart des gens avec qui nous discutons qui ont lancé une marque, ou un crew, l’ont fait à un moment dans leur vie où quelque chose n’allait pas, ils avaient besoin d’un changement et ont commencé à courir, puis c’est devenu une sorte de thérapie. Y a-t-il eu un tournant pour vous aussi ou est-ce que c’était juste pour le plaisir dès le début ?

 

J’attends toujours de tomber amoureux de la course à pied. J’attends toujours de ressentir cette euphorie dont les gens parlent. Bien que je n’aime pas nécessairement courir tout seul, j’aime le fait que la course à pied puisse rassembler les gens et ce que cela peut construire ensuite.

Chez nous, je pense que les coureurs qui, à l’origine, étaient uniquement tournés vers la performance apprennent à s’amuser davantage. Avec nous, ils ont une nouvelle vision de la course à pied. Même chose pour nos coureurs occasionnels. Ils ont tendance à se dépasser en étant plus sérieux ou plus rapides. C’est un bon échange. Nous voyons les gens grandir. Ce sont des adultes qui apprennent à mieux se connaître en tant que coureurs et en tant que personnes. C’est beau à observer, c’est pour cela que nous existons.

Vous étiez récemment en Haïti pour un projet caritatif, peux-tu nous en dire plus ?

 

Oui, 200 milles en sept jours de course à travers le pays. Je raconte aux gens que l’idée de KRC est née en Haïti. J’y suis allé en mission pour photographier un ultra-marathon pour The North Face. C’est une course créé par une grande organisation, Work (dowork.org) qui met en avant le pays et permet d’aider les familles à sortir de la pauvreté et à trouver un emploi. En rentrant aux Etats-Unis, j’ai lancé le KRC. Je retourne en Haïti chaque année depuis pour shooter la course. Cette année, j’ai décidé de participer à la course et j’ai amené quelques amis avec moi. Nous sommes rentré hier soir. C’était violent. Marathon après marathon après marathon, ton corps finit par abandonner l’idée d’être normal et se dit : «OK, c’est ce que je dois faire. Me réveiller à 3 heures du matin et gravir des montagnes pendant des heures. »

 

 

 

– Quand allons-nous te voir en France ? Tu devrais venir pour courir !

 

J’adorerais y retourner. Je suis déjà allé à Paris et à Marseille mais jamais à Lyon. Je suis un fan de Lacazette.

 

 

https://koreatownrunclub.com/

https://www.instagram.com/koreatownrunclub/?hl=fr

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